Réflexion sur l’amour
Décidément, je fais et réfléchis tout à l’envers… mais est-ce que c’est grave, docteur ? 😆
Réflexion sur l’amour
Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je suis autiste et que j’ai souvent une façon un peu différente de voir le monde – y compris en amour. Récemment, j’ai compris une chose qui m’a fait sourire : on dit souvent que dans un couple, le début, c’est tout beau, tout rose, une période où tout semble parfait… avant que les choses se compliquent. Eh bien, chez moi, c’est tout l’inverse ! Et je vais vous expliquer pourquoi.
Les débuts en mode « tout beau, tout rose » : une norme neurotypique ?
Quand j’écoute parler les neurotypiques, ou même quand je regarde des films ou séries, j’entends souvent le même refrain : au début d’une relation, on donne tout pour plaire. On sort le grand jeu, on met ses plus beaux atouts en avant, on fait attention à chaque détail pour séduire l’autre. C’est un peu comme une danse bien rodée : on montre une version idéalisée de soi-même, et petit à petit, avec le temps, on se dévoile davantage, on redevient « soi » – avec ses défauts, ses habitudes, ses petites manies. Parfois, ça passe, parfois, ça casse.
Je ne juge pas cette façon de faire, au contraire ! Je trouve ça fascinant de voir comment la plupart des gens naviguent dans cette phase de séduction. C’est un art en soi, et je comprends que pour beaucoup, c’est une manière naturelle d’entrer en relation, de créer une connexion. Mais pour moi, autiste, ça ne fonctionne pas comme ça – et c’est là que mon parcours m’a appris à voir les choses autrement.
Mon approche : l’authenticité dès le premier jour
J’avoue : ça passe ou ça casse 🤣🤣🤣
En tant qu’autiste, j’ai une règle d’or : je suis moi-même dès le départ, dans la mesure du possible, évidemment, car même si ce n’est pas inné pour moi, j’essaie de me conformer un minimum aux fameux codes sociaux.
Mais pas de chichis, pas de faux-semblants, pas de masque pour plaire. Pourquoi ? Parce que pour moi, mentir – même un tout petit peu – fausserait complètement la relation. Si je fais semblant d’être quelqu’un d’autre, comment l’autre peut-il m’aimer pour qui je suis vraiment ? Et puis, soyons honnêtes, le naturel finit toujours par revenir au galop. Alors autant être claire dès le début !
Au début, je dois avouer que ça peut surprendre, mais je ne suis pas du genre à « en rajouter » pour séduire. Ce que tu vois, c’est moi, 100 % authentique, avec mes particularités, mes passions, mes besoins… et oui, parfois mes maladresses. Mais avec le temps, c’est là que la magie opère. Parce que plus on se connaît, plus on se découvre, et plus on peut s’aimer – pour de vrai.
L’amour grandit avec le temps
Contrairement à l’idée classique que les débuts sont le sommet de la relation, voire idylliques, pour moi, c’est le contraire : l’amour grandit avec le temps. À mesure que la confiance s’installe, que les moments partagés s’accumulent, et que la connexion se renforce, je peux ressentir un amour plus profond, plus sincère. Ce n’est pas un feu d’artifice qui s’essouffle après les premières semaines, mais au contraire, une flamme qui s’intensifie jour après jour.
Je crois que cette vision vient en partie de mon autisme. Là où certains pourraient voir un « défaut » ou une « bizarrerie », moi, je vois une force : celle de construire une relation sur des bases solides, sans illusions, sans artifices. Mon authenticité peut déstabiliser au début, mais elle devient un socle sur lequel l’amour peut s’épanouir pleinement.
Nos différences, une richesse à célébrer
Je ne dis pas que ma façon de vivre l’amour est meilleure que celle des neurotypiques – pas du tout ! Chacun a son propre rythme, ses propres façons d’aimer, et c’est précisément cette diversité qui rend les relations humaines si belles. Les neurotypiques ont cette capacité à jouer le jeu de la séduction, à créer une alchimie dès les premiers instants, et c’est quelque chose que j’admire. De mon côté, j’apporte ma vérité, ma constance, et une vision de l’amour qui s’approfondit avec le temps. Et si on y réfléchit, ces différences ne nous opposent pas : elles nous complètent.
Une invitation à voir l’amour autrement
Si mon histoire vous parle, ou si vous êtes curieux d’en savoir plus sur la façon dont l’autisme peut façonner nos relations, je vous invite à découvrir mon livre Mon autisme, une force. Dedans, je partage mon parcours, mes réflexions, et des anecdotes sur ce que ça signifie d’aimer – et de vivre – en étant autiste. Mon but ? Rassurer ceux qui se sentent différents, sensibiliser à la neurodiversité, et montrer que nos particularités sont une force plutôt qu’un obstacle.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce que ma réflexion sur l’amour vous parle un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ? 🧡 💛 💚 💙