Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Je m’appelle Sandrine Plassard.
Je suis née en juillet 1965, dans la banlieue lyonnaise.

60 ans de galère

Pendant longtemps, j’ai cru être « trop » ou « pas assez ». Trop sensible, trop exigeante, trop lucide, trop lente parfois… et en même temps jamais vraiment à ma place. Aujourd’hui, avec le recul, les diagnostics et l’écriture, je peux enfin poser des mots sur ce que j’ai vécu. Et surtout, lui donner du sens.

Un départ nécessaire pour survivre

Qui suis-je ? Sandrine PlassardÀ 20 ans, j’allais très mal.
Tellement mal que j’ai ressenti le besoin vital de quitter la France. Je suis partie vivre en Angleterre, sans plan précis, mais avec l’intuition profonde que rester m’aurait détruite.

J’y ai passé quatre années. Des années fondatrices, à la fois difficiles et structurantes. C’est là que j’ai rencontré mon premier mari, australien. Il ne souhaitait pas rester en Angleterre, et nous avons donc pris la direction de l’Australie, dans la banlieue de Melbourne.

Là encore, l’expérience a été intense… mais trop complexe pour moi. Nous sommes finalement rentrés vivre en France. Lui y a tenu encore moins longtemps que moi. Nos chemins se sont séparés.

Maternité et reconstruction

Par la suite, j’ai rencontré un Français, avec qui j’ai eu trois fils, nés en 1995, 1997 et 1999.
Être mère a été l’un des rôles les plus importants, les plus beaux et les plus exigeants de ma vie. J’y ai mis toute mon énergie.

Avec le recul, je comprends aujourd’hui combien mon fonctionnement neuroatypique a influencé ma façon d’être mère, présente, attentive, parfois épuisée, souvent en suradaptation.

Une scolarité sous le signe du décalage

L’école a toujours été compliquée pour moi.
Pas forcément à cause des apprentissages, mais à cause du sentiment permanent de ne pas être comme les autres. Je ne comprenais pas pourquoi. Je pensais que le problème venait de moi, sans pouvoir l’identifier.

Aujourd’hui, avec mes diagnostics de TDAH et de TSA, tout s’éclaire.
Mais à l’époque, je n’avais aucun repère, aucune explication. Et quand on comprend tard, il y a toujours ce sentiment amer que beaucoup de souffrances auraient pu être évitées.

Une vie professionnelle semée d’embûches

Professionnellement, j’ai été secrétaire, puis traductrice indépendante.
Le problème n’a jamais été la compétence, mais le temps. Tout me prend énormément de temps. L’organisation, la gestion, la fatigue mentale… Résultat : je travaillais beaucoup, pour gagner très peu.

J’ai ensuite voulu me tourner vers l’hypnose, pensant y trouver un sens plus aligné avec mes valeurs. Mais là encore, mes troubles m’ont rattrapée. Donner énormément, pour un retour financier très faible, n’est pas viable à long terme.

Travailler « pour rien », ou presque, quand on est déjà épuisée, devient vite insupportable.

Vie sociale : entre exclusion et liens profonds

Je n’ai jamais fait partie des groupes, ni à l’école ni plus tard.
Mais paradoxalement, je n’ai jamais été seule. J’ai toujours eu un ou deux amis très proches, et souvent une bande d’amis en dehors des cadres classiques.

Je me suis toujours sentie exclue, mais entourée.
Et pour moi, fille unique, c’est fondamental. La solitude m’est particulièrement douloureuse.

Le chant, une respiration vitale

Depuis 2011, le chant occupe une place centrale dans ma vie.
Je fais partie d’une chorale, et j’ai participé à quatre comédies musicales, dont trois avec mon fils aîné. Partager la scène avec son enfant est une expérience indescriptible, profondément joyeuse.

Je ne suis pas professionnelle, mais je me débrouille. Et surtout, je chante avec le cœur.

Plus récemment, avec l’association Planète Autisme Drôme-Ardèche, nous avons créé un groupe : « Nos autistes ont du talent ».

Nous nous produisons lors de rencontres avec les bénévoles, les donateurs et les membres de l’association. C’est un projet profondément humain et valorisant.

Mes intérêts spécifiques

Les langues sont une passion majeure.
La langue française, bien sûr, mais aussi les langues étrangères. Si je pouvais toutes les apprendre, je le ferais sans hésiter.

J’ai un rapport très fort à la justesse des mots, à la grammaire, à l’orthographe. Corriger les autres est une tentation permanente… que je réprime, car cela est souvent mal perçu. Pourtant, moi, j’aime qu’on me corrige. Pour moi, apprendre n’est jamais une attaque.

La vérité est-elle un intérêt spécifique ?
Probablement.

Je suis également passionnée par l’autisme, les neurosciences, le développement personnel et les thérapies alternatives : hypnose, énergies, kinésiologie, EFT, constellations familiales…
Ce n’est pas un hobby. C’est une exploration profonde, qui m’aide autant que les personnes autour de moi.

L’informatique, le traitement de texte et l’intelligence artificielle me passionnent aussi. Utilisée avec éthique et discernement, l’IA peut devenir un outil extraordinaire de compréhension, de structuration et de transmission.

Ce que je déteste profondément

L’hypocrisie, le mensonge, la triche, la malveillance, le jugement sans savoir.
Et, très concrètement, tout ce qui relève du quotidien répétitif : manger, préparer à manger, gérer l’intendance.

Comme Elon Musk, je rêve de robots qui prendraient en charge ces tâches. Non par paresse, mais parce que cela libérerait du temps pour ce qui a réellement du sens : créer, comprendre, transmettre.

L’écriture comme point de bascule

Le premier jour du confinement, j’ai commencé à écrire.
Ainsi est né Une névrosée en confinement.

On m’a ensuite dit que je n’étais pas allée assez loin, que je ne m’étais pas assez dévoilée. J’ai donc écrit Une névrosée à cœur ouvert.

Puis est venu le diagnostic de TDAH, suivi de celui de l’autisme.
Et là, ce fut un immense soulagement. Ouf ! Je suis autiste ! est né de ce moment-là.

Après trois années à étudier l’autisme, à me déconstruire et me reconstruire, j’ai compris que je n’étais pas une tare. Que j’avais aussi des forces. Et c’est essentiel quand on découvre son autisme. D’où mon quatrième livre : Mon autisme, une force.

Sensibiliser, transmettre, réparer

J’ai tellement souffert d’être incomprise, stigmatisée, mal interprétée, que la sensibilisation à l’autisme est devenue une évidence.

C’est une mission de vie.
Si je peux éviter à d’autres de vivre ce que j’ai vécu, alors tout cela aura eu un sens.

Je suis très objective, très factuelle. Mon imaginaire ne déforme pas la réalité comme chez beaucoup de neurotypiques. Et je crois que cette lucidité peut aider à ouvrir les esprits.

FAQ – Questions fréquentes

Sandrine Plassard, qui êtes-vous aujourd’hui, au-delà des diagnostics ?

Je suis avant tout une femme qui a longtemps cherché à se comprendre. Les diagnostics m’ont permis de mettre des mots sur mon fonctionnement, mais ils ne me définissent pas entièrement.

Vos livres sont-ils tous autobiographiques ?

Oui. Ils sont directement issus de mon vécu, de mes questionnements et de mon cheminement personnel.

Pourquoi parlez-vous autant de neuroatypie ?

Parce qu’elle a traversé toute ma vie sans être nommée. Mettre des mots, c’est réparer, comprendre et transmettre.

Êtes-vous militante, Sandrine Plassard ?

Je dirais engagée. L’engagement est né de la souffrance, mais aussi du désir profond d’aider et de prévenir.

Votre parcours peut-il aider d’autres personnes ?

C’est tout le sens de mon écriture et de mon engagement. Si mon histoire permet à une seule personne de se sentir moins seule, alors elle a déjà rempli sa mission.