Diagnostic tardif d’autisme
Quand on découvre son autisme à 56 ans, on comprend enfin pourquoi on s’est toujours senti différent.
Dans Mon autisme, une force, Sandrine Plassard transforme un diagnostic tardif d’autisme en reconstruction intérieure, avec honnêteté, humour et lucidité.
Mon autisme, une force
Quand découvrir son autisme à 56 ans change toute une vie
Pendant cinquante-six ans, j’ai cru que j’étais nulle...
Pas un peu différente. Pas atypique. Non. Nulle. Incapable. Trop sensible. Trop compliquée. Trop lente sur certaines choses et étrangement performante sur d’autres. Épuisante pour les autres. Épuisée moi-même par un monde dont les règles semblaient naturelles pour tout le monde… sauf pour moi.
Puis un jour, le hasard m’a révélé que j’étais autiste. Et cette révélation a changé ma vie.
Non, elle n’a pas fait disparaître mes difficultés comme par magie. Je ne me suis pas réveillée transformée en super-héroïne. Mes limites existent toujours. Certaines situations restent compliquées, épuisantes ou douloureuses. Mais comprendre enfin mon fonctionnement a bouleversé ma perception de moi-même.
Je n’étais pas un échec humain. Je fonctionnais différemment. Et cette nuance change absolument tout.
Le diagnostic tardif d’autisme chez les femmes : une réalité encore méconnue
Pendant longtemps, l’autisme a été pensé à travers des modèles masculins très stéréotypés. Résultat : des milliers de femmes autistes sont passées totalement sous les radars.
Beaucoup ont appris à masquer leurs difficultés pour survivre socialement. Elles observent, imitent, compensent, s’adaptent en permanence. De l’extérieur, elles semblent fonctionnelles. À l’intérieur, elles s’effondrent parfois en silence.
Certaines développent une anxiété chronique, un épuisement permanent, une hypervigilance, ou une sensation de décalage impossible à expliquer.
Le problème, c’est qu’on finit souvent par croire les critiques qu’on entend depuis l’enfance :
- “Tu exagères”
- “Tu es trop sensible”
- “Tu fais exprès”
- “Tu compliques tout”
- “Tu manques de volonté”
À force, ces phrases deviennent une identité.
Un diagnostic tardif d’autisme peut donc provoquer un immense choc émotionnel. Mais aussi un soulagement colossal. Enfin, les pièces du puzzle s’assemblent.
Comprendre son fonctionnement change le regard sur soi
Quand on passe des décennies à se sentir défectueux, on développe une image de soi extrêmement dure.
On ne voit que ses difficultés :
- les problèmes sociaux ;
- la fatigue mentale ;
- les incompréhensions ;
- les réactions émotionnelles intenses ;
- les blocages ;
- les hypersensibilités ;
- les besoins de solitude ;
- les angoisses ;
- les décalages permanents.
- Mais comprendre l’autisme permet aussi de découvrir autre chose : les forces.
Car oui, les personnes autistes ont aussi des qualités immenses :
- une pensée profonde ;
- une grande honnêteté ;
- une forte capacité d’analyse ;
- une créativité atypique ;
- une sensibilité intense ;
- une authenticité rare ;
- une persévérance énorme ;
- une capacité à voir ce que d’autres ne voient pas.
Dans mon précédent livre, Ouf ! Je suis autiste, je consacrais à peine deux pages à mes qualités. Aujourd’hui, mon regard a changé.
Je refuse désormais de réduire l’autisme à une liste de déficits.
L’autisme n’est pas un manque d’intelligence ou de valeur
L’un des dégâts les plus violents du diagnostic tardif, c’est le nombre d’années perdues à se croire inférieur.
Quand une personne autiste ne comprend pas pourquoi elle lutte autant dans certaines situations simples pour les autres, elle finit souvent par conclure qu’elle est incapable.
Alors qu’en réalité :
- elle traite les informations différemment ;
- elle perçoit différemment ;
- elle ressent différemment ;
- elle communique parfois différemment ;
- elle dépense énormément d’énergie pour s’adapter.
Le problème n’est donc pas forcément la personne autiste elle-même, mais aussi un environnement qui ne comprend pas son fonctionnement.
Nous vivons dans une société pensée pour des normes sociales précises. Ceux qui fonctionnent autrement doivent souvent faire des efforts gigantesques pour simplement tenir.
Parler de l’autisme sans misérabilisme
Je ne veux pas qu’on me plaigne.
La pitié est inutile. Et souvent contre-productive.
Ce dont les personnes autistes ont besoin, ce n’est pas qu’on les considère comme cassées. C’est qu’on comprenne mieux leur réalité quotidienne.
Comprendre :
- l’épuisement du masque social ;
- les surcharges sensorielles ;
- les difficultés d’adaptation ;
- les incompréhensions permanentes ;
- les réactions qui peuvent sembler exagérées ;
- la fatigue cognitive ;
- les besoins spécifiques.
Mais comprendre aussi que derrière cela existent des êtres humains intelligents, sensibles, drôles, créatifs et profondément humains.
C’est exactement ce que je souhaite transmettre avec Mon autisme, une force. Toujours avec humour, parce que sans humour, honnêtement, certaines situations seraient intenables.
Pourquoi ce témoignage peut aider d’autres personnes
De nombreuses personnes découvrent aujourd’hui leur autisme à l’âge adulte grâce aux témoignages d’autres autistes.
Parfois, une simple phrase peut provoquer une prise de conscience énorme.
Lire qu’une autre personne vit les mêmes choses peut enfin mettre des mots sur un mal-être incompréhensible depuis des décennies.
C’est aussi pour cela que les témoignages sont si importants.
Ils permettent :
- de se reconnaître ;
- de se sentir moins seul ;
- de comprendre certains comportements ;
- de déculpabiliser ;
- d’ouvrir le dialogue avec les proches.
Les proches aussi ont souvent besoin d’explications concrètes. Non pas pour excuser tous les comportements, mais pour mieux comprendre ce qui se joue réellement derrière certaines réactions.
L’autisme féminin reste encore largement invisible
Beaucoup de femmes autistes passent inaperçues parce qu’elles ont appris à compenser dès l’enfance.
Elles deviennent parfois expertes dans l’art de :
- copier les comportements sociaux ;
- cacher leurs difficultés ;
- analyser les autres ;
- jouer un rôle ;
- éviter les conflits ;
- anticiper les attentes.
Mais ce camouflage a un coût énorme :
- burn-out ;
- anxiété ;
- fatigue chronique ;
- perte d’identité ;
- dépression ;
- isolement.
Certaines ne découvrent leur autisme qu’après un épuisement majeur ou grâce à Internet, des livres ou des témoignages.
C’est pourquoi il est essentiel de continuer à parler de l’autisme adulte et de l’autisme féminin.
Mon autisme, une force : un livre pour changer de regard
Ce livre n’a pas pour objectif de représenter tout le spectre autistique. Chaque autiste est différent, mais si mon expérience peut aider certaines personnes à mieux se comprendre, à se sentir moins anormales ou à ouvrir le dialogue avec leurs proches, alors ce témoignage aura servi à quelque chose.
Parce qu’au fond, nous faisons tous ce que nous pouvons pour avancer dans un monde qui n’est pas toujours adapté à notre fonctionnement.
Et parfois, comprendre enfin qui l’on est peut littéralement sauver une vie.
(En tant que partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.)
FAQ – Mon autisme, une force et le diagnostic tardif de l’autisme chez les femmes
Pourquoi certaines femmes découvrent-elles leur autisme très tardivement ?
Parce que l’autisme féminin a longtemps été mal identifié. Beaucoup de femmes apprennent à masquer leurs difficultés sociales et sensorielles dès l’enfance, ce qui retarde fortement le diagnostic.
Que ressent-on lorsqu’on découvre son autisme à l’âge adulte ?
Le diagnostic peut provoquer un choc, mais aussi un immense soulagement. Beaucoup de personnes comprennent enfin pourquoi elles se sont toujours senties différentes ou en décalage.
L’autisme peut-il être une force ?
Oui, certaines caractéristiques associées à l’autisme peuvent devenir de véritables atouts : créativité, honnêteté, pensée approfondie, sens du détail, persévérance ou capacité d’analyse.
Pourquoi les témoignages sur l’autisme adulte sont-ils importants ?
Ils permettent à d’autres personnes de se reconnaître, de mieux comprendre leur fonctionnement et de se sentir moins seules.
Le camouflage social est-il fréquent chez les femmes autistes ?
Oui. Beaucoup de femmes autistes apprennent à imiter les comportements sociaux attendus afin d’éviter les critiques ou le rejet, ce qui peut provoquer un épuisement psychologique important.